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Les installations monumentales du festival Les Extatiques sont de retour

Publié le

par Pauline Allione

© Jean-François Fourtou ; Johan Creten.

La Défense et La Seine musicale se transforment en expositions à ciel ouvert.

Un fouet de cuisine géant implanté au milieu de La Défense, une immense fleur faite de terre et d’osiers, une maison couchée sur le côté… Du 24 juin au 3 octobre, le paysage du quartier d’affaires évolue pour faire une place à l’art contemporain.

De retour pour la quatrième année consécutive, le festival Les Extatiques, créé par Paris La Défense et coréalisé par le département des Hauts-de-Seine, invite bosseur·se·s, promeneur·se·s et visiteur·se·s à se laisser surprendre au fil d’une balade en plein air. Un parcours dans lequel se sont glissées des œuvres audacieuses et diversifiées, qui contrastent avec le caractère imposant et cadré que l’on prête au quartier.

Johan CRETEN, vue d’exposition "The Monaco Projects for the Arts 2015 – The Nature of Clay", Pavillon Bosio, École Supérieure d’Arts Plastiques, Monaco, 2015. (© Luc Castel/Galerie Perrotin)

"Prendre l’air et se reconnecter à l’art"

Alors que le soleil, les terrasses, musées et autres lieux culturels font leur retour tant attendu, Les Extatiques se veulent optimistes et mettent cette année l’accent sur la "renaissance" qui accompagne l’assouplissement des mesures sanitaires.

Cette "invitation à venir prendre l’air et à se reconnecter à l’art" se déploie sur l’Esplanade de Paris La Défense et sur le vaisseau de La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt, qui deviennent temporairement le terrain de jeu d’une quinzaine d’artistes contemporains français et internationaux. C’est une programmation essentiellement masculine, cependant. 

Nils-Udo, "Nid rouge", terre, plantation de gazon, tiges d’érable, sorbes, Allemagne, 1999. Impression pigmentaire sous Diasec 124 x 124 cm. Épreuve / 8. (© Galerie Pierre-Alain Challier, Paris)

Voir La Défense autrement

Au programme de cette édition 2021, les chambres sensorielles et monolithiques de Jean-Bernard Métais, un "SOS" fait de cages et de tissus de soie colorés signé Noël Dolla dans le jardin Bellini, les bâtisses renversées de Jean-François Fourtou, mais aussi les œuvres de Nils-Udo, Cyril Lancelin, Luka Fineisen, Zadok Ben-David

Jean-François Fourtou, "Maison Tombée du Ciel", Marrakech, 2010. (© Maxime Dufour)

Autant d’installations poétiques qui donnent un nouveau profil au paysage urbain et permettent de voir le territoire des Hauts-de-Seine par le prisme du regard des artistes. Entièrement gratuit, le parcours invite le public à la folie, au rêve et comme son nom l’indique, à l’extase.

"'Extase' vient du grec 'ek', 'en dehors', et 'isthmi', 'se tenir', littéralement 'être en dehors de soi-même'", détaille Fabrice Bousteau, commissaire de l’exposition et directeur artistique. "Il ne s’agit donc pas de l’extase comme notion 'mystique' ou comme 'état second de transe' mais plutôt de l’extase comme d’une façon de porter son regard différemment aussi bien vers soi-même que vers le monde."

Monté pour la première fois en 2018, le festival des Extatiques a été conçu par Fabrice Bousteau à l’occasion du soixantième anniversaire de La Défense. Des œuvres d’art contemporaines ont alors été exposées en plein air et dispersées dans le quartier afin de sublimer le paysage et de symboliser le renouveau de ce quartier, depuis que le territoire met l’accent sur la création de nouveaux espaces verts.

Jean-Bernard Métais, "Chambres sensorielles", Château de Poncé, 2020. (© Galerie La Forest Divonne)

Daniel Arsham, "Bronze Eroded Bust of Zeus", 2020. (© Guillaume Ziccarelli/Galerie Perrotin)

Noël Dolla, "Nymphéas Post déluge II", 2019. 500 parapluies, dimensions variables. Grand bassin des Tuileries, Fiac Hors les murs, Paris, 2019. (© Aurélien Mole/Ceysson & Bénétière)

Cyril Lancelin, "Half Pyramid", Beijing 2020. (© Xue Yuzhe)

Tony Cragg, "Mean Average", 2018, fibres de verre. (© Pete Huggins/Galerie Thaddaeus Ropac, Londres Paris Salzburg Séoul)

Stéphane Thidet, "Rideau", 2020. Eau, pompe, bassin, installation in-situ, Nantes. (© Martin Argyroglo/Aline Vidal)

Les Extatiques, un événement en plein air à découvrir jusqu’au 3 octobre 2021.

Konbini arts, partenaire des Extatiques.

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