AccueilStreet art

Banksy aurait-il vendu des œuvres à 60 dollars dans le métro new-yorkais ?

Publié le

par Lise Lanot

© Colleen Alexander/TikTok

Une jeune femme raconte sa rencontre avec un homme masqué vendant des œuvres qui l’ont interpellée.

Sur son TikTok, Colleen Alexander est tremblante et n’a de cesse de répéter qu’elle n’y croit pas. En rentrant du travail, le 16 novembre, et alors qu’elle changeait de métro à New York, elle est tombée sur un homme vendant des pochoirs disposés par terre, sans cadre ni protection. Le style des travaux a interpellé la jeune femme.

Se rappelant qu’en 2013, Banksy avait décidé de s’installer sur un coin de trottoir près de Central Park pour vendre ses réalisations à la sauvette, Colleen Alexander a dégainé son portefeuille et est partie à la recherche du distributeur de billets le plus proche, au cas où il s’agirait du célèbre street artiste.

@colalex

Maybe I fell for an elaborate tourist trap, or maybe I made the best decision of my life ##banksy ##art

♬ original sound - Colleen

Après un rapide échange avec un homme mutique et cagoulé, la New-Yorkaise a acheté deux œuvres pour 60 dollars chacune (soit un peu moins de 55 euros). Une sacrée bonne affaire si les travaux sont effectivement signés Banksy, sachant que ces derniers s’envolent pour des millions de dollars aux enchères. "Peut-être que je suis tombée dans un piège à touristes très élaboré, peut-être que j’ai pris la meilleure décision de ma vie", a déclaré Colleen Alexander auprès de Dazed.

Après avoir payé l’homme à la cagoule, une deuxième personne masquée est arrivée pour assurer le réassort du stand en jetant "violemment" de nouvelles œuvres par terre. "Je me suis dit : 'Qui traiterait un Banksy de la sorte ?' Puis je me suis dit : 'Tu sais qui ferait ça ? Banksy'", a-t-elle raconté à Newsweek

(© Colleen Alexander/TikTok)

Le vendeur lui a ensuite demandé de prendre en photo le numéro de série de la peinture ainsi qu’un portrait d’elle la tenant dans la main – des photos exigées par le site de Banksy, Pest Control, pour les personnes souhaitant authentifiant leurs œuvres.

La publication de la jeune femme a explosé, donnant lieu à nombre d’articles de presse et de commentaires. Sur son profil, elle a fini par affirmer que l’important ne résidait pas dans l’authenticité des œuvres acquises, que tout cet émoi leur avait conféré un statut spécial et que l’excitation provoquée par cette transaction lui suffisait amplement : "Peut-être que je ne chercherai jamais à savoir s’ils sont vrais."

(© Colleen Alexander/TikTok)

À voir aussi sur arts :